“Le SHIATSU permet de rétablir une bonne circulation de l'énergie vitale afin de maintenir le corps en état de bien-être général. Par le SHIATSU, le praticien tente de soulager et d'équilibrer la personne toute entière. Il remarque les symptômes isolés, mais s'intéresse surtout à la cause de ces symptômes et à l'état général de la personne. Il tient compte de l'être humain dans sa globalité : physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.”

 

                                                           "LE SHIATSU c'est aussi METTRE DES MOTS afin d' ETRE MAITRE DE SES MAUX"

                                                                                                            Dominique Lamaison

 

Le SHIATSU (prononcez indifféremment "shiatsu" ou "shiatsou") s'inscrit de plein droit dans une  conception holistique de la Santé, il repose sur les principes généraux de la médecine orientale traditionnelle et en particulier sur la circulation de l'énergie dans les méridiens d'acupuncture. Toutefois, il ne fait pas appel aux "fameuses petites aiguilles" mais plus simplement à l'utilisation des mains, d'où son nom de SHIATSU (pression des doigts en Japonais).

"D'après certains, le Shiatsu remonte dans la nuit des temps à partir du moment où, instinctivement, nous avons porté la main à l'endroit où nous avons ressenti une douleur pour essayer de la soulager. Le Shiatsu n'est pas une médecine, mais une technique d'hygiène naturelle qui s'inscrit dans la tradition orientale de prévention des maladies et du bon entretien de la santé"

Rappelons que la tendance naturelle d'un organisme vivant est de se guérir lui-même. Cette pulsion de vie qui s'oppose à la pulsion de mort, chère au docteur Freud, est le moyen le plus naturel pour renforcer les défenses naturelles d'une personne. En stimulant la force d'auto-guérison existante en chacun de nous, en utilisant une technique qui s'harmonise parfaitement à l'ensemble de l'organisme de la personne concernée, on concourt à mobiliser son énergie propre sans les risques de maladie iatrogène et d'effets secondaires.

Le SHIATSU intègre des méthodes d'appréciation de l'énergie par le toucher à partir des zones du ventre dit HARA et du dos. Par ailleurs, les techniques de base sont constituées de plusieurs types de pressions, de frottements, d'étirements; toutes ces pratiques sont destinées à faire circuler l'énergie et à rétablir un état d'équilibre dans l'organisme. Le SHIATSU est donc basé sur un système complet et cohérent qui définit le corps humain à travers un réseau de méridiens parcourus par une énergie appelée KI en Japonais. Si l'écoulement du KI à travers les méridiens est régulier, la personne est réputée en bonne santé.

 Si l'énergie stagne, la maladie s'installera. La nature du d'énergie est appréhendée sur la base de la conception du YIN et du YANG, énergies complémentaires formant le substrat de la pensée orientale.  A travers ces deux états appelés KYO, zone vide (trop Yin) et JITSU, zone d'excès d'énergie (trop Yang), le SHIATSU se propose de tonifier les zones KYO, renforçant ainsi l'énergie du patient et de disperser les zones JITSU, éliminant par là le trop plein d'énergie perverse. Ainsi, on rétablit ou conserve une circulation énergétique harmonieuse, gage d'une bonne santé.

D'autres notions sont prises en compte telle que la théorie des 5 Mouvements, l'horloge énergétique circadienne, la prise des 12 pouls chinois, etc... Il s'agit là de notions qui nous font pénétrer plus avant dans la complexité de la pensée chinoise et approfondir la nature et l'état de santé de la personne examinée.

 Le SHIATSU n'est pas une médecine au sens occidental du terme, mais plutôt une "avant médecine", une méthode d'hygiène naturelle. Il ne prétend pas être une panacée, mais il prend place avec bonheur dans l'univers des techniques naturelles. C'est une méthode efficace aux effets contrôlables, sans aucune séquelle ni risque pour la personne. il apporte ainsi une contribution appréciable et une réponse à tous ceux qui pensent qu'être en bonne santé mentale et physique est non seulement un droit, mais un devoir.